HYERES VAR LA TOUR DES TEMPLIERS
La Tour des Templiers
La Chapelle Saint-Blaise a été construite par l'Ordre du Temple au XIIe siècle.
Au XIVe siècle, elle comprenait un corps de logis, une grange, un cellier, un moulin, un four et la tour Saint-Blaise, son seul vestige actuel. Après la suppression de l'ordre du Temple elle fut affectée à la communauté des frères de la commanderie hospitalière de Beaulieu, qui les afferma d'abord à divers particuliers.
La Chapelle Saint-Blaise est composé de deux chapelles superposées couvertes d'une toiture en terrasse. Vers 1839, on perça sur les façades est, nord et sud de grandes fenêtres en plein cintre
n 1198, première mention d'une maison du temple à Hyères et de son commandeur Jordan. La tour faisait partie d'un important ensemble qui comprenait également au 13eme siècle un cazal (domaine entouré de de terres cultivables) et des dépendances diverses: grenier, écurie, forge, four... Ces bâtiments se répartissaient autour d'un énorme rocher le piol, sur lequel s'appuyait la tour, et qui subsistera jusqu'au début du 19em siècle. .
Comme toutes les maisons de ce type, son rôle consistait à approvisionner en matériel, blé, fourrage, argent, éventuellement chevaux et hommes, les unités combattantes d'Espagne et de Terre Sainte. Il est cependant possible qu'elle ait eu en outre une certaine activité portuaire par l'intermédiaire des installations templières de Toulon qui, semble-t-il, étaient sous sa dépendance.
Les templiers étaient connus pou être d'excellents gestionnaires de leurs terres. Dès les premières années du XIIIème siècle, la maison de Temple d'Hyères était capable de remettre au Comte Alphonse II une importante quantité de blé.
Par la suite, et jusqu'à la suppression de l'ordre du Temple, aucun document de l'époque ne nous renseigne sur les biens et l'activité de la maison d'Hyères. A peine trouvons nous quelques mentions de ses commandeurs: Bertrand de Gardanne (1213), Isnard Ricard (1236), Lambert (1256), Guillaume Dalmas (1271). Cependant, des documents du XIVème siècle nous confirment dans l'idée que les terres templières étaient particulièrement bien tenues. De plus, la présence des bâtiments de la maison du Temple à l'extérieur des remparts d'Hyères a surement joué dans la structuration du Bourg-neuf alors en formation, tandis que la situation même de la tour en faisait un point avancé de la défense de la ville •
A la fin du XIIIème siècle, et notamment après la chute de Saint-Jean d'Acre (1291), l'ordre des templiers périclita. Les maisons d'Hyères et de Péirassol furent réunies sous l'autorité d'un seul commandeur, Raymond des Angles. En janvier 1308, lors de l'arrestation générale des Templiers en Provence, la liste dressée pour la maison de Hyères ne comprend plus que trois noms, outre celui du commandeur.
Il est difficile de déterminer une date de construction à l'église Saint-Louis : certains en attribuent la fondation aux chevaliers du Temple, qui avaient une maison dans la ville, et la font remonter au XII° siècle ; d'autres prétendent que les Cordeliers la construisirent au XIII° siècle. Ce qui est certain c'est qu'elle était édifiée en 1248 quand le Cordelier Fra Salimbene visita le couvent, et il raconte cette visite en 1254 quand Saint-Louis y descendit.
Un auteur digne de foi écrit qu'on peut placer la date de construction de cette église entre l'année 1230, date du séjour à Hyères de Hugues de Digne, et 1248, date de la visite de Salimbene.
Cette église a été consacrée et porte les croix de consécration, mais on ignore la date de cette cérémonie.
Ce vaisseau long de 48 mètres et large de 17 mètres comprend trois nefs et six travées d'inégale grandeur.
Ces trois nefs sont voûtées de façon différente, alors que la nef centrale est couverte d'une voûte à croisée d'ogives à plate-bande, les deux nefs latérales, qui sont moins hautes, portent une voûte romane à berceau avec arcs doubleaux.
Le chœur occupe la plus grande travée, en avant du chevet contre lequel se range l'arrière chœur qu'entourent de belles boiseries.
La façade qui se présente en haut d'une place, est couronnée d'un large pignon. Elle s'ouvre de trois portails en plein cintre, surmontés chacun d'une archivolte et de voussures reçues par des colonnettes, leurs cintres sont faits de claveaux à deux teintes.
L'entrée se fait par un large escalier que l'on doit descendre. Enfin cette façade est ornée d'une grande rosace et d'une haute baie sur chacune des deux petites portes. En 1912, les Beaux Arts ont classé l'église Saint- Louis monument historique ainsi qu'un bas relief appartenant au tombeau de Guillaume de Fos, une toile du XVII° siècle représentant sainte Véronique. Des orgues ont été placées dans la tribune en 1848.